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Mes opinions sur le monde…  JMFK    - Climate Change.... News
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Burkina Faso: La Confédération paysanne dit non aux APE

Les Accords de partenariat économique (APE) en cours de négociation entre l'Union européenne et la CEDEAO ne sont pas du goût de la Confédération paysanne du Faso (CPF). C'est ce qui ressort d'un point de presse sur la "crise dans la commercialisation de la tomate", animé le jeudi 26 avril dernier au siège de l'UNPCB à Bobo Dioulasso.

L'Union nationale des producteurs de fruits et légumes (UNPFL), à travers la déclaration liminaire lue par le président Marc Gansonré, a indiqué que la filière tomate au Burkina est en crise, au même titre que les filières coton et riz. Et cette situation, selon l'UNPFL est d'autant plus préoccupante qu'elle aurait conduit certains producteurs au suicide. La Confédération paysanne du Faso (CPF) qui s'est fait l'avocat des producteurs burkinabè de tomate a, lors du point de presse tenu dans le fief des contonculteurs, énuméré quatre raisons majeures qui, selon elle, expliquent la mévente et le pourrissement qu'elle regrette dans la filière tomate.


Il s'agit d'abord de la faible absorption d'une production qui, selon les conférenciers, est en constante augmentation de l'ordre de 5 à 10%, du fait de la construction par le gouvernement, de nombreux barrages hydro-agricoles et de la promotion de la petite irrigation villageoise. Ainsi, les traditionnelles localités de production dans la région de Bobo, telles que Bama, Banakélédaga, Léguéma, Kuinima, etc. ont été vite rejointes par celles de Ouahigouya, Koudougou, Mogtedo, Kongoussi, Kaya, etc. Et du coup plus de 60 000 tonnes de tomates sont annuellement mises sur les marchés national et international. C'est excessif.

La seconde raison évoquée est la mauvaise jonction entre la production et la commercialisation, qui serait due à la contradiction entre les objectifs du ministère de l'Agriculture (accroître la production de 5 à 10% par an) et ceux du ministère du Commerce qui sont, selon les conférenciers restés vagues sur le sort des producteurs. La non-effectivité de la libre circulation des personnes et des biens dans la sous-région ouest-africaine serait la troisième situation dont est victime la filière tomate au Burkina. Et quatrièmement enfin, L'UNPFL, par la voix de son président, a dénoncé "l'agression du marché de nos produits agricoles par des produits agroalimentaires importés tels que la purée de tomate".

Partant de l'exemple de la crise que connaît la filière tomate, la CPF a émis de "sérieuses inquiétudes" quand aux enjeux éventuels des Accords de partenariat économique (APE), en cours de négociation entre l'Union Européenne et la CEDEAO. Au cas où ces fameux APE venaient à être effectivement signés en janvier 2008, les périmètres irrigués, les champs, les fermes, etc. des producteurs burkinabè et africains en général, seront "sinistrés", selon les termes des membres de la Confédération paysanne du Faso. La CPF qui reste indéfectiblement rattaché à son principe de préservation de la souveraineté alimentaire, pense qu'il est très tôt pour un pays comme le Burkina, d'aller vers les APE tel qu'ils se présentent.

Car cela pourrait subjuguer les productions agricoles nationales à une concurrence déloyale et un commerce inéquitable. De l'avis des portes-paroles des paysans burkinabè, l'heure est plutôt à l'application effective de certains textes adoptés par l'UEMOA et/ou la CEDEAO et qui, selon eux, n'existent que sur le papier. C'est le cas entre autres, des textes relatifs à la libre circulation des personnes et des biens, et ceux relatifs à la promotion des échanges commerciaux intra-régionaux.

Dans l'optique de sauver la tomate burkinabè prédestinée à l'exportation vers la Côte d'Ivoire, le Ghana, le Togo et la France, L'UNPFL, soutenue au plus haut niveau par la CPF, a formulé 5 propositions de solutions : La première, s'adressant aux horticulteurs eux-mêmes, préconise la planification de la production dans le temps et dans l'espace, conformément à la loi de l'offre et de la demande, de sorte à éviter la surproduction et la mévente. La deuxième s'adresse à l'Etat burkinabè auprès de qui les producteurs demandent la création de conditions favorables à la transformation de la tomate (réouverture de la SAVANA, relance de l'UCOBAM).

La troisième proposition s'adresse aux autorités des pays de l'UEMOA et de la CEDEAO, pour l'application effective du principe de la libre circulation des biens et des personnes et surtout de celui de la promotion des échanges commerciaux intra-régionaux. La quatrième solution pour sortir la filière tomate de l'ornière, s'adresse au consommateur burkinabè à qui l'UNPFL et CPF demandent de consommer les productions locales, dans une perspective de lutte contre la pauvreté. Et la cinquième proposition enfin est le refus des APE qui, selon les producteurs, viendront "exacerber la situation actuelle des paysans".

Le chef de l'Etat, Blaise Compaoré, lui qui est président en exercice de la CEDEAO et de l'UEMOA est conjuré par la CPF, d'user de tout son poids politique pour une relecture des APE. Car, comme l'a conclu François Tani, vice-président de l'UNPCB, ces accords tels que élaboré, répondent plutôt à un autre mot d'ordre, hostile aux petits producteurs d'Afrique et qui correspond d'ailleurs au sigle : "Abattre les pauvres dans leurs efforts".

Source : http://fr.allafrica.com/stories/200705020524.html

June 9, 2007 | 12:37 PM Comments  0 comments

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Burkina Faso: Les paysans ouest-africains disent "non" à Ouaga

"Non aux Accords de partenariat économique (APE) avec l'Union européenne." C'est ce slogan qui a rythmé la marche organisée par la Confédération paysanne du Faso (CPF) et le Réseau des organisations paysannes et des producteurs agricoles de l'Afrique de l'Ouest (ROPPA) le 1er juin dernier à Ouagadougou, alors que les ministres de la CEDEAO étaient en conclave dans la capitale burkinabè.
A l'issue de leur marche, les organisations paysannes et les producteurs agricoles sont allés remettre aux autorités un mémorandum à travers lequel ils marquent leur refus des APE.

Ouagadougou abrite du 1er au 5 juin 2007 une session ordinaire du Conseil des ministres de la CEDEAO. Entre autres sujets inscrits au menu de cette importante rencontre, les négociations sur les Accords de partenariat économique (APE) avec l'Union européenne. A cette occasion, la Confédération paysanne du Faso (CPF), en collaboration avec le Réseau des organisations paysannes et des producteurs agricoles de l'Afrique de l'Ouest (ROPPA) et des organisations de la société civile du Burkina, a organisé une série de manifestations dans la capitale burkinabè en vue d'interpeller et d'établir un dialogue avec les autorités nationales et sous-régionales sur les enjeux liés aux APE. C'est ainsi qu'en plus d'une marche de protestation qu'elles ont effectuée dans la matinée du 1er juin, elles ont procédé à la remise d'un mémorandum aux autorités le même jour à l'issue de la marche, à la place de la Nation.

A travers leur mémorandum, les organisations paysannes et les producteurs agricoles de l'Afrique de l'Ouest exigent des administrations et institutions de la CEDEAO en charge des négociations sur les accords commerciaux que ne soient pas signés les APE avec l'Union européenne tant qu'un certain nombre de préalables, également contenus dans ledit mémorandum, ne seront pas garantis. C'est le secrétaire général du ministère de l'Agriculture, de l'Hydraulique et des Ressources halieutiques, Ibrahim Coulibaly, qui a réceptionné la lettre pour transmission aux autorités sous-régionales de la CEDEAO et de l'UEMOA.
Selon N'Diogou Fall, président du comité exécutif du ROPPA, les APE sont fondamentalement opposés à l'esprit de la politique agricole de la CEDEAO. "Les APE, a-t-il dit, constituent la mort de l'agriculture ouest-africaine."
Le Pays (Ouagadougou)
5 Juin 2007Publié sur le web le 5 Juin 2007
Lassina Sanou
J.Marc FEUSSOM

June 7, 2007 | 12:06 PM Comments  0 comments

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Journée Mondiale du Commerce Equitable 2007 contre les accords commerciaux inéquitables entre l'Europe et l'Afrique, les Caraïbes et le Pacifique.

La Plateforme des Etudiants Africains pour un Commerce Equitable (PEACE) en partenariat avec OXFAM International, Sup de Co Dakar, les Associations des étudiants et jeunes et autres organisations de la Société Civile du Sénégal ont organisé le samedi 12 mai 2007 la célébration de la IVème Edition de la journée mondiale du Commerce Equitable pour dire NON à la signature des Accords de Partenariat Economique (APE) en cours de négociations entre l'Union Européenne et les régions ACP.


Au cours de la semaine, trois activités ont drainées près de 2000 étudiants et jeunes. Une exposition contre les APE du 9 au 12 mai à la bibliothèque Universitaire, Une conférence le 11 mai à 15 heures au CESAG sur les « Enjeux et perspectives des Accords de partenariat Economique ». le tout couronné par une marche sportive.

L’exposition à la bibliothèque Universitaire de Dakar, du 9 au 12 mai 2007, a vu la participation et l’engouement des étudiants. Plusieurs étudiants de la faculté d’économie s’y sont prêtés au jeu de l’équipe de PEACE pour expliquer les enjeux des APE, les défis pour l’Afrique, etc.…

La conférence s'est tenue à la Salle de conférence du CESAG, le vendredi, 11 mai 2007 à 15h. Le panel était constitué de : Mignane DIOUF du CONGAD, Eric Hazard d'Oxfam International, Dominique JENKINS Oxfam America, Mailck Faye du Groupe Sup Deco, Mamadou BARRY, Eric DOMBOU et Jean-Blaise ADJELAKARA MOSSUS de PEACE.

Eric Hazard a communiqué sur le Concept des APE, position de l’Union Européenne (UE) et enjeux pour les Pays ACP ; Mignane DIOUF sur la position et rôle de la société civile face à la problématique des APE, Dominique JENKINS sur les actions menées par les ONG face à la problématique des APE et Malick FAYE sur les impacts Socio-économiques des APE, quelles perspectives pour les pays ACP.

La conférence s'est achevée sur une série des questions – réponses, des recommandations et des interpellations à l’endroit de tous les acteurs de la société.

La journée du samedi 12 mai fût marquée par une grande marche sportive contre la signature des APE. Des jeunes, étudiants et rollers, en tête de la marche, plusieurs représentants d'ONG, Associations de producteurs locaux et d'autres composantes de la société civile sénégalaise se sont mobilisés à travers des slogans (« Stop APE »), chants, danses et démonstrations avec des banderoles et pancartes portant différents messages dénonçant les négociations commerciales en cours dans le cadre des APE.

Partant de l'esplanade du Bâtiment A de la cité Universitaire - Route de Ouakam cette marche est passée successivement par la médina, rond point de la poste et s’est termine devant le siège de la RTS (Radio Télévision Sénégalaise) ciblée pour relayer les messages forts adressés aux Gouvernements, Négociateurs Africains et Européens. A l’arrivée, les marcheurs ont instaurés un « sitting » à l’entrée de la RTS pour signifient leur désapprobation à la signature des Accords de partenariats économique sous leur forme actuelle. Monsieur Mamadou BARRY, Coordonnateur de PEACE a donné des interviews à la RTS, RDV, Canal Info, la presse écrite, Internet pour présenter la position des jeunes et étudiants sur la question APE.

By J Marc FEUSSSOM

June 5, 2007 | 6:40 PM Comments  0 comments

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